Des réformes fiscales pour financer le « Dutertenomics »

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Le gouvernement philippin a rendu publique mi-avril la stratégie de développement intitulée "Dutertenomics" qui repose essentiellement sur le développement des infrastructures – 55 grands projets devront être achevés d’ici 2022 avec pour priorité le domaine des transports (transport urbain et inter-iles) – L’objectif in fine est de diminuer le taux de pauvreté pour atteindre 15% en 2020 contre 21.6% en 2015 en créant de la croissance économique. Les Philippines accusent un retard par rapport aux pays de l’ASEAN dans le domaine des infrastructures et cela pourrait à terme constituer un frein à la croissance du PIB.

Pour financer cet ambitieux plan de développement, le président Rodrigo Duterte souhaite s’inspirer de l’expérience indonésienne et pourrait s’orienter vers une loi d’amnistie fiscale qui avait généré 10 milliards de recettes fiscales en Indonésie. L’objectif est d’accroitre le nombre de contribuables qui reste relativement faible aux Philippines. 15% des philippins sont assujettis à l’impôt et le manque à gagner pour l’État est considérable. Au-delà de cette mesure, le ministre des finances, Carlos Dominguez, souhaite mettre en place plusieurs réformes fiscales au 2ème semestre 2017 avec pour objectif une augmentation des recettes de plus de 3 milliards d’USD. La principale proposition étant une hausse des taxes sur le carburant.

Nonobstant la volonté d’augmenter les dépenses publiques dans le domaine des infrastructures, le gouvernement prône le sérieux budgétaire et souhaite maintenir le déficit budgétaire sous les 3%. D’une manière générale, les prévisions de croissance aux Philippines sont excellentes et s’établissent à 7% pour les deux prochaines années. Cette volonté de développement des infrastructures va dans le bon sens.

Dernière modification : 03/05/2017

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