Économie : une évolution encourageante favorable au développement des échanges franco-philippins

Selon le FMI, l’économie des Philippines connait une croissance « de décollage » - 6% par an depuis plusieurs années- tirée par la consommation et les services. Elle bénéficie de fondamentaux sains : une faible inflation, une position extérieure favorable, un déficit budgétaire modéré, une dette extérieure inférieure à 30% PIB.

Les goulots d’étranglement de l’économie sont connus : le manque d’infrastructures, de faibles investissements, y compris s’agissant des investissements directs étrangers (IDE) -bridés notamment par une contrainte constitutionnelle-, une base industrielle trop faible. Une relance par l’investissement public est toutefois en cours. Elle devrait se poursuivre après les élections selon une ampleur qui dépendra largement de la volonté du prochain chef de l’Etat de mettre en œuvre dans ce domaine une politique volontariste. Les inégalités sociales, la misère endémique, le chômage et le sous-emploi –qui expliquent que le quart de la population active soit expatrié- le retard des infrastructures et les catastrophes naturelles récurrentes pèsent toutefois lourdement sur le développement du pays, constituant autant d’enjeux pour les élections à venir qui sont à bien des égards cruciales pour un pays plus que jamais à la croisée des chemins.

Dans ce contexte, les entreprises françaises enregistrent une progression significative de leur part de marché. Employant plus de 40.000 personnes aux Philippines, elles sont de plus en plus nombreuses à s’implanter comme l’illustrent les effectifs en hausse de la Chambre de Commerce et d’Industrie Française (CCIF), particulièrement dynamique, ou à prospecter ce marché. Les succès enregistrés en matière de grands contrats - transports aériens et urbains, services de gestion en concession de services publics, biométrie etc.- sont là pour le démontrer. Les PME sont également de plus en plus nombreuses à s’intéresser aux Philippines. Notre commerce extérieur est florissant, avec des exportations en très forte hausse depuis 5 ans et un solde commercial positif parmi les plus importants au monde : le 9ème enregistré par la France en 2014. Le dialogue économique de haut niveau entre la France et les Philippines a repris en octobre dernier avec la tenue à Paris en présence des deux ministres du commerce extérieur de la Commission Economique Conjointe (CEC), occasion de structurer nos échanges autour de grandes priorités : les infrastructures et les transports, notamment le secteur aéroportuaire et ’aéronautique ; la ville durable et les énergies renouvelables ; l’agro-alimentaire ; la santé ; les industries créatives ; et le tourisme.

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L’enjeu est clair : répondre à l’attente générée par les visites croisées à haut niveau organisées entre les deux pays depuis trois ans – Vice-Président Binay et Premier Ministre Ayrault en 2013, Président Aquino en 2014 et à nouveau en 2015, Président Hollande, premier chef de l’Etat français à visiter les Philippines, en 2015 – en transformant l’essai.

Dans tous ces secteurs structurants, plusieurs missions de ministères français se succéderont dans le courant du premier semestre afin de préparer la 8ème session du CEC qui doit se tenir à Manille dans le courant du deuxième semestre, occasion de progresser de manière concrète et opérationnelle dans chacun des domaines précités.

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Dans ce travail constructif, l’ambassade s’appuie en toute confiance sur le secteur privé français (entreprises et MEDEF) et philippin (Makati Business Club et groupes locaux) ainsi que sur les excellentes structures de la section de Manille des Conseillers du Commerce Extérieur de la France et de la Chambre de Commerce française aux Philippines.

Dernière modification : 08/01/2016

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